Le primeur de bonne humeur

Le primeur de bonne humeur

Alors que la nuit s’évanouit à peine sur Morteau, une fusée traverse le ciel de ce petit village du Doubs. Un mètre soixante cinq de bonne humeur, un sourire qui s’étend sur trois fuseaux horaires, un léger accent, c’est Clotilde Jacoulot, primeur de père en fille, qui arrive au boulot. Ultra motivée, peu avare de punchlines, elle dégage une énergie à peine concevable à cette heure où les pratiquants de la grasse matinée sont encore loin de penser à déciller.

Petit matin à Morteau

Une dizaine de collaborateurs aussi réveillés que Clotilde s’affairent à préparer la marée matinale de fruits et légumes : tomates, oranges, carottes, pommes, artichauts, poivrons, salades, butternut, pomme de terre, etc. rien n’est oublié. On range en tas, en pyramide, en bottes, en rangs serrés, en carrousel, pour que chaque produit ait droit à sa présentation unique. Des quantités impressionnantes pour ce village qui compte tout juste 7000 âmes. “Beaucoup viennent de loin pour nos fruits et légumes. Et puis, il n’y a pas grand-chose qui pousse à 800m d’altitude. Il y a évidemment tous les particuliers, mais aussi beaucoup de restaurants de la région, du kebab à l’étoilé” explique Clotilde.

Il n’est encore que 6h30, et le premier client entre, chaleureusement salué et promptement tutoyé. Il déambule entre les cagettes de légumes en train d’être mis en rayon, au milieu des collaborateurs. Ici on manifeste un vrai intérêt pour celui qui passe la porte. Chacun des collaborateurs connaît un nombre impressionnant de clients par leur prénom, et se fait un plaisir de conseiller, décrire les produits, expliquer comment les cuisiner. Ici, on partage l’envie de faire du bon et du bien. 

Texte complet, Magazine du Poitou, éditions Sutton

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